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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 21:23

Excellent article de fond du Monde de Louis Imbert

http://www.lemonde.fr/municipales/article/2013/12/02/municipales-a-mitry-mory-on-parle-beaucoup-du-fn-en-attendant-le-candidat_3522308_1828682.html


Toute la semaine, Le Monde.fr retrace une partie du « Tour de France des oubliés » de Marine Le Pen. La présidente du Front national sillonne, depuis un an, des zones rurales très isolées ou proches de grandes villes, dans lesquelles son parti connaît des résultats en forte hausse à chaque élection et espère faire une percée aux municipales en mars. Première étape : la Seine-et-Marne.

A Mitry-Mory, commune de 18 000 habitants blottie dans les champs de Seine-et-Marne sous l’aéroport de Roissy, le Front national (FN) nourrit certains espoirs pour les municipales, en mars prochain.
La mairie « n’est pas encore prenable », reconnaît le candidat local du FN, Adrien Desport, 24 ans. Elle est tenue par le Parti communiste depuis 1925, avec une interruption de 1939 à 1945. C’est une histoire que l’on ne balaie pas aisément. Mais le FN obtient de bons résultats à Mitry : Marine Le Pen y a obtenu 22,41 % des voix au premier tour de la présidentielle en 2012, contre 17,9 % sur l’ensemble de la France.

Aux dernières législatives, Georges Martin, un candidat FN et membre du SIEL (Souveraineté, indépendance et libertés), un micro-parti souverainiste dirigé par Paul-Marie Coûteaux, a obtenu 20,53 % des voix. Personne en ville ne semble aujourd’hui se souvenir de son nom, ni de l’avoir vu faire campagne.

Adrien Desport se dit certain d’être élu au conseil municipal. Il souhaite s’y former à l’opposition active et aux arcanes de la gestion municipale. Le jeune homme, cadre dans l’hôtellerie à Roissy, nous a donné rendez-vous sur la zone aéroportuaire. Il explique que le restaurant où il a ses habitudes à Mitry n’ouvre pas avant 19 heures, et qu’il n’est « pas le bienvenu » dans les bars du centre-bourg qui sont « tous communistes ».

Alors que ses rivaux de l’UMP et de l’UDI ont commencé à faire du porte-à-porte, Desport ne fait pas encore campagne. Il passe de maison de sympathisants en appartement d’amis de sympathisants, discrètement, la nuit après le travail, pour recruter ses colistiers. Il affirme avoir déjà rassemblé 33 noms, « à [sa] grande surprise ». Jusqu’en octobre, il était persuadé d’échouer. Cependant, il tient ces noms secrets : trois de ses colistiers se sont fait connaître un peu trop tôt en ville, dit-il, et ont fini, sous pression, par renoncer. On n’en rencontrera pas un. Adrien Desport paraît bien seul, mais ses idées font du chemin.

« LES GENS CRAIGNENT D’ÊTRE AVALÉS PAR LE 93 »

En mai dernier, Marine Le Pen avait proposé, à quelques kilomètres de là, à Rozay-en-Brie, « la destruction des cités », qu’elle souhaitait remplacer par des habitations « traditionnelles ». Elle était venue dans le cadre de son « Tour de France des oubliés ». Depuis un an, la patronne du FN sillonne des régions rurales où la ville s’étend, où de nouveaux habitants s’installent comme en banlieue-dortoir, où l’on craint la violence des grandes agglomérations. Elle y rassemble des voix de plus en plus nombreuses.

A Mitry-Mory, on nomme ces champs que la ville avale peu à peu « la plaine » : c’est une large bande de cultures céréalières qui coupe Mitry en deux, autour de l’autoroute francilienne et des rails du RER B, dont le dernier arrêt est à Mitry, pas loin d’une ancienne cité pavillonnaire pour cheminots et des deux dernières fermes de la ville. Au nord, la nuit, on voit briller au bout des champs noirs le terminal 2 de Roissy. Le jour, on voit les avions décoller, très bas dans l’enfilade des rues du bourg.

Si l’on pousse un peu plus à l’est, l’idée de la banlieue dangereuse chère à Adrien Desport se précise sur un carrefour de Mitry-le-Neuf, situé entre la gare de Villeparisis, un parking et un ensemble pavillonnaire où l’UMP chasse les voix des abstentionnistes. Des jeunes se rassemblent autour de la gare, « les habitants se plaignent : ils ont peur d’y passer le soir », dit-on à la mairie.

Vers le nord-est, l’avenue Pablo-Neruda mène à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis). Les émeutes, qui y ont éclaté en juin 2009, ont laissé un souvenir vivace dans la paisible Mitry-Mory. Pas bien loin, à Sevran, en 2011, le maire Europe Ecologie-les Verts, Stéphane Gatignon, avait demandé le déploiement de l’armée après un règlement de comptes. Vu de Mitry, cela semblait irréel. « Les gens craignent d’être avalés par le 93 », dit Philippe Laloue, candidat UMP aux municipales.

L’an dernier, le commissariat de la police nationale à Mitry, situé à quelques rues de là, a fermé. Les forces de l’ordre ont rejoint celles de Villeparisis dans leurs locaux. La distance n’est pas considérable, et la perte d’efficacité de la police à Mitry reste à prouver. Mais l’effet psychologique est réel. « C’était nos policiers à nous. On voyait leurs voitures garées dans la rue, on les croisait. Maintenant il n’y a plus personne », regrette Vincent, la trentaine, artisan.

Si une liste se présente, Vincent est aujourd’hui prêt à voter FN aux municipales, quelle qu’en soit la tête. Adrien Desport, il ne l’a « jamais croisé », mais il a vu récemment un copain distribuer des questionnaires pour le FN, dans une brocante voisine. Vincent demande que l’on n’écrive pas son nom, « parce que [sa] mère a travaillé longtemps à la mairie », et qu’il ne veut pas faire de peine (les prénoms de certains témoins ont été modifiés).

Le jeune homme a grandi ici. Il a joué dans les forêts des alentours avec ses camarades de collège après les classes. Il a vu les champs de Mitry-le-Neuf grignotés par la ville, « des gens du 93 » s’installer à la recherche d’une atmosphère « plus calme » et campagnarde.

Jeune, il avait trouvé une place de chauffeur de maître « par piston » : un travail « parfait » qu’il a quitté parce qu’il « ne voulait pas faire le standard » près du téléphone entre deux courses. Il le regrette mais, depuis, il a toujours travaillé et n'a « jamais rien demandé à personne ». Seulement voilà : il a connu récemment un divorce douloureux. Il aimerait que la mairie l’aide à trouver un F2 pour quitter le pavillon où il vivait avec sa femme. « Mais ça, c’est pour les autres. Ils m’ont dit que je gagnais plus ou moins trop », dit-il.

« ILS RESTENT À LA MAISON JUSQU’À QUEL ÂGE DE NOS JOURS ? 30 ANS ? »

« Pour les autres », ces mots-là reviennent aussi dans la conversation de Sandrine, 45 ans, et Jeanne, 29 ans, deux mamans qui patientent dans le premier grand froid de l’automne sur un muret de l’école de Mitry-Bourg, sous les marronniers de la place de l’église. Elles aussi songent à voter FN. Elles aussi ont de la famille à la mairie, qui est à un jet de pierre de l’autre côté de la place, et aimeraient qu’on ne cite pas leur nom.

Sandrine a quitté un HLM parce qu’elle « n’arrivait plus à dormir ». A cause de quelques jeunes qui traînaient sous ses fenêtres du premier étage. Elle a acheté une maison avec son mari, où elle vit avec trois enfants, dont l’aîné a 22 ans et travaille à mi-temps. « Ils restent à la maison jusqu’à quel âge de nos jours ? 30 ans ? », demande-t-elle.

Aujourd’hui, elle n’arrive plus à payer les traites. « Ils refusent de me redonner un HLM, parce que je suis propriétaire. » Elle a mis sa maison en vente l’an dernier, « mais personne n’achète ». Il y a quelques mois, elle a demandé à la mairie une aide d’urgence, pour payer quelques factures et faire des courses. « Je n’y croyais pas, mais ils me l’ont donnée. Ils ont quand même précisé que c’était pas tous les mois et qu’il ne faudrait pas revenir. »

Ceux qui « y ont droit » tous les mois, selon Sandrine, ne forment pas un groupe très clair. Ce sont peut-être ceux qui ne sont pas nés à Mitry, comme elle, sa mère et sa grand-mère. Ceux qui sont plus pauvres qu’elle ou qui ne sont pas blancs. Elle cite les gens du voyage qui ont installé 300 caravanes deux étés de suite sur le terrain de foot du centre-ville. Et la famille élargie qui vit depuis un an sur un terrain en bordure d’une petite zone d’activités, dans une vingtaine de caravanes. Ils sont engagés dans un processus de sédentarisation avec l’aide de la mairie, de l’Etat et de la région.

« ON NOUS MET DEHORS »

Sandrine a des mots durs pour eux, mais elle n’est ni « raciste » ni « méchante ». Elle se dit partisane d’Europe-Ecologie-les Verts, des champs, de la nature. « Je voudrais un monde idéal, moi ! L’écologie. Du travail. » Mais à force de galérer, elle a l’impression « qu’on nous met dehors ».

Le maire, Corinne Dupont, en poste depuis 2005, rappelle avoir dépensé l’an dernier 96 000 euros en aides d’urgence aux familles, tout en maintenant les finances saines : « 750 000 euros d’intérêts remboursés aux banques, et on n’a pas augmenté les impôts depuis 1997. »

La zone industrielle mitoyenne, où deux usines à haut risque chimique fournissent du carburant à Roissy, apporte depuis les années 1970 d’importantes taxes locales. La mairie emploie 700 agents municipaux, dont 500 titulaires.

Jeanne en est convaincue, « la mairie ne fait rien pour nos enfants ». On presse un peu, on refait la liste des équipements. Une autre maman s’invite dans la conversation, alors que le grondement des cartables à roulettes commence à envahir la place. Elle rappelle que son fils fait, lui, du football, du solfège et du violon dans les bâtiments municipaux. Mais Jeanne n’a pas de voiture, et le terrain de foot est trop loin. « Il y a des bus », dit la maman. C’est vrai : pour assurer la cohésion de la ville à travers « la plaine », la mairie dépense 650 000 euros par an dans les transports. Jeanne opine derechef. Mais il n’y a rien à faire. « On survit à peine pendant que d’autres se les roulent », et madame le maire finira par payer cela de son mandat, Jeanne l’assure.

Par Papy Compans - dans Politique
30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 20:33
Par Maitre Just Coz - dans Juridique
30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 19:10

A l'issue du vote des abonnés du site à la newsletter COMPANS.ORG, le plus gros mensonge est :

 

"Je me dois d'être clair ... aucun passe droit n'a jamais été accordé !"

 

P3172029

 

 

Par slatab déborah - dans Municipalité
14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 11:38

Pas de commentaires (Bis) sur l'appelation du triplexe sportif.

 

inaugurationcomplexe-claude-proffit-par-roissy-mail.JPG

 

A Compans, c'est deux fois plus cher... pour deux fois moins bien .

Les anciens diraient : Moins qu'on pense, plus qu'on dépense !

Comment ça on critique ? Bon on vous donne un exemple : 

 Le somptueux "complexe multisports  €€€ "

ou plutot le "Simplex trisports qui valait plus de 2,5 millions d'euros" ....

Historique :

A l'origine ça ne devait être qu'un seul court de tennis couvert en terre battue...c'est devenu un géant financier...no limit... plus de 2,5 millions D'euros...à crédit...10ans d'endettement....belle gestion... pour deux courts en quick...une très petite salle de sport, un bureau, et une salle pour le ping pong.... bref ... exit la terre battue...  terre battue en brêche par plus rusée qu'elle...remplaçée par du quick  !

Bref c'est du quick-dépense

Vraie comparaison :

A Othis, il y a un projet similaire, d'ailleurs avec les même architectes...pour deux fois plus de sports et deux fois moins cher !!!!

 Voyez,  on critique constructif , on donne des vrais exemples !

Un vrai gymnase, pour deux fois moins cher... c'est à dire qu'avec un peu plus de jugeotte, moins d'endettement et moins d'entêtement... on aurait pu avoir un vrai gymnase et un vrai  terrain de tennis en terre battue...mais bon, à Compans...

 

 

Preuves photos NOUVEAU GYMNASE D'OTHIS:

WP 000122

 WP 000120  WP 000121

Par Petit Borg - dans Dépenses publiques
3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 21:41

Vous vous rappellez du conseil de juin, le 28 JUIN 2013...

cliquez> SCANDALE : 12 policiers pour ne pas être contredit !

...celui où le maire avait appelé une douzaine de policiers à la rescousse pour des "sourires"...et bien ce conseil a tout bonnement été annulé...par la préfecture.

Bref, encore de l'amateurisme...

3 mois dans la vue !

Par Spider - dans Municipalité
14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 10:30

A l'issue du vote des abonnés du site à la newsletter COMPANS.ORG, le plus gros mensonge est :

 

"Je me dois d'être clair ... aucun passe droit n'a jamais été accordé !"

 

P3172029

 §§§§§SOUS VOS APPLAUDISSEMENTS §§§§§ 

presto

 

Par compans - dans Juridique
12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 21:31

Le maire de Châtillon, a été condamné à un an d'emprisonnement avec sursis et un an de d'inéligibilité ce jeudi après-midi par le tribunal correctionnel de Nanterre.
Le procès s'était déroulé les 4 et 5 juillet. L'élu répondait de prise illégale d'intérêts.
Le maire a été jugé comme président de l'office municipal HLM, est déclaré «coupable». Il s'agissait là de la rénovation d'un appartement incendié. Un marché de 7500 € confié au beau-frère architecte. L’élu n’a pas encore indiqué s’il souhaitait faire appel.

Les peines augmentent...de bonne augure pour les futurs procès de ce type d'élus....

Par just Coz - dans Juridique
12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 07:00
Par mamy compans - dans Juridique
29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 23:00

Le maire de La Faute-sur-Mer (Vendée), où 29 personnes avaient péri lors de la tempête Xynthia le 28 février 2010, est renvoyé devant le tribunal correctionnel pour « homicides involontaires » et « mise en danger de la vie d’autrui ».  Deux de ses adjoints, un promoteur immobilier, un fonctionnaire de l’ancienne Direction départementale de l’équipement (DDE) et deux entreprises sont aussi appelés à comparaître.Avocate des parties civiles, Me Corinne Lepage, se satisfait de la tenue d’un procès qui pourrait servir d’exemple.

 

ENTRETIEN

avec Corinne Lepage (ancien ministre) , députée européenne et avocate spécialiste de l’environnement  (par Florence Pagneux magazine LA CROIX)

 

« Le procès devrait se tenir l’année prochaine, en 2014, et en tant qu’avocate de l’Association des victimes des inondations de La Faute-sur-Mer (Avif), je m’en réjouis pour elles et leurs familles car cela fait partie du travail de deuil. Ce sera désormais au tribunal de dire si le maire de la commune a délibérément pris ou non des décisions mettant en danger la vie des personnes.

 

L’enjeu n’est absolument pas de dire qu’il est responsable de la tempête mais de répondre à deux questions. La première est de savoir si la délivrance de permis de construire dans des zones particulièrement dangereuses, que l’État avait signalées comme soumises à des risques d’inondation, constitue ou non une faute pénale. Et la seconde, de savoir si toutes les mesures de précaution ont été prises pendant la gestion de la tempête. Le tribunal devra aussi déterminer l’échelle des responsabilités. Car quatre autres personnes et deux personnes morales sont également appelées à comparaître.

 

J’espère aussi que ce procès pourra servir d’exemple pour les autres communes où l’on perçoit des réticences vis-à-vis des plans de prévention des inondations ou encore des risques industriels. Des textes continuent à ne pas être appliqués. On ne peut pas à la fois se battre contre le principe de précaution en disant que cela empêche le développement économique et l’accueil de nouveaux habitants, et refuser d’endosser la responsabilité qui va avec la liberté que l’on prend.

 

Ce procès sera donc très important pour l’avenir et la gestion des zones à risque.

 

Surtout quand on sait que les catastrophes naturelles vont aller en se multipliant, qu’il s’agisse des tempêtes ou des séismes. Bien sûr qu’il y a des événements contre lesquels on ne peut pas se prémunir, que l’on ne peut pas sécuriser les constructions les plus anciennes, mais là où les élus sont en mesure de faire quelque chose, ils doivent faire passer l’intérêt des personnes avant les intérêts fonciers et économiques. »

Par Just Coz - dans Juridique
29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 18:18

INTERVIEW des membres de l'association Collectif des Contribuables Companais:

 

Pourquoi faire un recours sur le projet de lotissement ?

-C'est une question de santé publique, de sécurité des futurs habitants. Le maire veut doubler la population de Compans dans un espace inadapté, près de nombreux dangers. Il le sait, c'est inadmissible ! En plus, en cas d'accident, Compans est une cuvette, avec une seule voie étroite, inadaptée pour l'évacuation (la rue de Saint-Lambert!) !

 

Mais il y a des sécurités sérieuses dans la Zone Industrielle ?

-C'est presque le cas, mais les sécurités sont en réalité très insuffisantes. Le PPRT, plan de prévention contre les risques technologiques est en état de projet. Il prend en compte les risques majeurs : explosions, intoxication, contamination, empoisonnement… (Voyez les termes, imaginez les risques, c'est quand même très dangereux)

MAIS hélas, le PPRT ne prend pas en compte la combinaison des risques, ce que l'on appelle la "théorie des dominos" (un domino tombe, entrainant tous les autres) : l'explosion d'une usine Seveso qui en affecte une autre, voire deux.

L'explosion de GAZECHIM, c'est au pire un nuage toxique mortel.

L'explosion de CCMP, c'est au pire, une terrible explosion (BOILOVER) de type boule de feu qui rase tout.

DE PLUS, comme a dit le collaborateur du maire à l'enquête publique, il y a des bombes volantes au-dessus de nous, au-dessus des usines : les avions. Il rajoute même dans les dangers, les trains citernes toxiques… Il a raison.

 

Mais ce n'est pas du catastrophisme ?

-Non, c'est juste le principe de précaution reconnu par la Constitution de notre pays ! La Charte de l'environnement a été introduite dans le préambule de la Constitution de 1958 par la Loi constitutionnelle du 1er mars 2005. On retiendra notamment l'article 5 qui consacre le principe de précaution.: "Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d'attributions, à la mise en œuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage."

 Il dit que "ce sont les plus gênés qui s'en vont" et que si certains ne sont pas contents ils n'ont qu'à partir…

-Il a effectivement déclaré cela à une journaliste. D'une part, c'est grotesque, ce n'est pas parce qu'on n'est pas d'accord avec lui qu'on doit partir, cela se passe comme ça que dans les régimes totalitaires, mais nous sommes heureusement en France. D'autre part, c'est égoïste, nous soulevons un vrai problème, et nous avons les arguments pour prouver que ce projet est dangereux, donc nous n'allons pas laisser les gens sans informations, sans savoir véritablement où ils peuvent investir ?

Comment penser que l'on puisse laisser des habitants vivrent avec leurs familles ou investir à proximité immédiate d'une zone à risques majeurs…650 mètres ?

 

Mais pourtant vous y habitez ?

 -Tout à fait, mais ce n'est pas parce que nous sommes exposés, qu'il faut exposer les autres !

Quand on emménage à Compans, on regarde en l'air… les avions,… le bruit… Les vendeurs, les agences immobilières ne nous parlent pas des dangers de la zone industrielle, des maladies insidieuses, etc… Souvent, parce qu'ils ne le savent pas.

En revanche, les élus locaux, le savent…. Comme le maire actuel, qui le sait, et qui veut doubler la population dans une zone dangereuse ! C'est véritablement une décision inconsciente, qu'il a prise avec quelques conseillers…pas tous !

 

Quelles maladies ?

-Des études de santé ont montré que des maladies de type cancers et tumeurs se développent en proportion plus grande auprès de zones industrielles de ce type. Un rapport pointe la zone de Mitry-Compans…

 

 Le maire dit que vous agissez comme cela pour faire de la politique ?

 -C'est toujours son excuse, lorsqu'il a été condamné au tribunal correctionnel pour favoritisme dans l'attribution de logement à sa famille, il a encore sorti cet argument en pleine audience (voir la presse). Alors qu'à la vérité, c'est lui-même qui avait demandé à entamer une action en justice pour démontrer qu'il avait raison.  Mais, c'est simplement du bon sens... qui peut penser que c'est légal de s'auto-attribuer des logements ?

-Pour ce projet, c'est la même chose, il savait qu'on ne pouvait pas construire, on lui a dit et redit,  mais par calcul politique, il a entamé les démarches, dépensé en études, fait croire aux demandeurs de logements que c'était possible, fait des réunions, accusé les agriculteurs d'être avides d'argent… alors qu'en vérité ce n'est pas possible de construire… Car, c'est encore simplement du bon sens, qui peut penser que c'est intelligent de construire autour de 3 sites SEVESO seuil-haut?

 

Croyez-vous que vous serez compris par la population ?

 -Nous faisons confiance aux Companais, qui savent bien qui fait le plus de politique dans la commune, au point d'en faire presque un métier à temps plein ! Alors, c'est vrai qu'il y a fort à faire contre la désinformation, du style : "A cause d'eux vous n'aurez pas de logements sociaux dans l'écoquartier"… Mais bon, les gens savent aussi qui a eu la priorité des logements  (voir le procès du maire) !

-Notre association est maintenant reconnue en France entière, tapez "compans prise illégale d'intérêts" sur internet… vous verrez les résultats….  Nous recevons des soutiens de partout, des demandes d'aide et de conseils. Et surtout, ce qui est agréable, c'est que notre action se situe en dehors de la politique, c'est bien plus passionnant, puisqu'au sein de notre collectif, on est libre !

Par Slatab Déborah - dans Révélations