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  • : COMPANS INFORMATION COMMUNALE, INTERCOMMUNALE ET ENVIRONNEMENTALE, ROISSY-PAYS DE FRANCE
  • : Asseyez-vous confortablement dans notre fauteuil, et laissez-vous bercer par l'effarante actualité communale et environnementale de Compans-Mitry. Bien calé, vous tomberez quand même de haut... Compans : 700 habitants, 7 prises illégales d'intérêts, 7 sites Seveso ! Bienvenu sur le blog du Collectif des Contribuables Companais et Mitryens.
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 21:34

Le saviez-vous ? Compans, village recordman du monde d'usines de type SEVESO 1 et SEUIL HAUT par habitant...
Lien de l'article du journal LIBERATION
http://www.liberation.fr/societe/2013/01/23/les-vrais-risques-sont-pour-les-riverains-des-usines-seveso_876105

Pour Maryse Arditi, de France nature environnement, la fuite de gaz mercaptan à Rouen rappelle que la France n'est pas à l'abri d'un grave accident industriel, malgré l'amélioration de la législation depuis l'explosion de l'usine AZF en 2001.
La fuite de gaz mercaptan, intervenue dans une usine Lubrizol de Rouenrappelle que les risques industriels existent toujours, bien que le danger du mercaptan soit relativement mesuré.
Après la catastrophe italienne de Seveso en 1976, l'Union européenne avait mis en place la directive Seveso, afin d'identifier les risques et prendre les mesures nécessaires pour y faire face. Depuis 2009, Lubrizol est d'ailleurs classée en Seveso seuil haut - le plus dangereux - et donc particulièrement contrôlée. En 2001, l'explosion de l'usine AZF de Toulouse - 31 morts et 2 500 blessés - avait obligé l'Etat à renforcer sa législation avec la loi Bachelot de 2003.

Où en est-on aujourd'hui ?Les Plans particuliers d’intervention (PPI) obligent à l’information des riverains. Pourtant, dans le cas de la fuite de l’usine Lubrizol, beaucoup se sont plaint d’un manque d’information. Pourquoi ?
-Les PPI ne sont pas toujours bien respectés par les préfectures. Pour Lubrizol, je pense que la préfecture et l’usine n’ont voulu communiquer qu’une fois l’incident sous contrôle. Sauf qu’avec l’arrivée du nuage de gaz sur Paris, le nombre d’appels a explosé. Ils ont alors dit que ce n'était pas toxique, et qu’il n’y avait aucun danger. Mais ils ont quand même annulé un match de football...

Vous doutez de la version officielle ?
-Déjà, cet incident n’est pas une fuite comme on a pu le dire. Une fuite se répare facilement. Là, c’est une réaction chimique dont l’usine a perdu le contrôle. Et ne l’a toujours pas vraiment récupéré. C’est beaucoup plus grave. Pour le gaz, évidemment qu’une fois sur Paris, ce n'était pas toxique car il était en très faible concentration. Seule son odeur était génante. Mais sur place, qu’en est-il ? Et le mercaptan est toxique par inhalation. Il faut donc prendre en compte les gens qui ont des problèmes respiratoires, les enfants. Les informations n’ont pas suivi, il n’y a eu aucune consigne. La communication s’est contentée de dire que ce n'était pas toxique. C’est absurde.

Les citoyens peuvent-ils tout de même se sentir en sécurité en France, malgré les 1200 usines Seveso ?
-Comme d’habitude le risque zéro n’existe pas. Mais les vrais risques sont pour les riverains de ces usines. Il y a trois types de riverains. Ceux qui travaillent dans l’usine, et qui n’ont donc pas de problème puisqu’ils sont au coeur de ce système et ont confiance. Il y a ceux qui n’y travaillent pas mais qui font confiance aux mesures de prévention et de sécurité et qui restent donc habiter ici. Et il y a les anxieux. Ceux-là préfèrent déménager...

Jugez-vous la législation actuelle suffisante pour prévenir et gérer les risques ?
-La loi Bachelot impose l'information des riverains, la sensibilisation des salariés et des sous-traitants, la maîtrise de l’urbanisation par la définition de zones à risques et la reconnaissance de la notion de risques technologiques. Les zones à risques sont bien mieux gérées, puisque désormais on étudie tous les dangers. Malheureusement, la loi a pris un retard phénoménal dans son application. Tous les sites Seveso devaient avoir revu leurs plans pour 2008. Aujourd’hui il n’y en a que 160 d’approuvés. La crise a été un frein a tout ça. C'est un argument choc pour les entreprises qui nous disent : «On n'a pas les moyens de faire mieux».

Est-ce qu’on peut aller encore plus loin pour sécuriser ces sites ?
-Aujourd’hui je pense qu’il faut véritablement insister sur un point : arrêter la multiplication massive de la sous-traitance. Dans une usine, les salariés sont les premières victimes d’un accident, et les derniers remparts pour arrêter l’accident. Ce sont des gens formés pour ça. Ce n’est pas le cas des sous-traitants. Il y a des gens dans des usines qui ne connaissent pas les risques, qui n’ont pas forcément conscience du milieu dans lequel ils travaillent. Pour les Seveso seuil haut, il existe une liste d’emplois cruciaux qui ne peuvent pas être sous-traités. Je pense qu’il faudrait généraliser cette pratique à d’autres usines, même des usines non classées.

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 16:38

la marne du 15 01 2014 - Copie

Articles du journal "la Marne" du 15/01/2014

la marne du 15 01 2014 -copie-1

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 21:42
Des risques de destruction existent d'une partie de la forêt régionale de Montgé-en-Goële qui s'étale sur 960 hectares
Cette forêt régionale se situe sur le canton de Dammartin en Goële, canton qui possède :
- 1 incinérateur à Monthyon
- 4 décharges, 1 classe 2 à Monthyon et 3 ISDI (Montgé en Goële, Moussy le Neuf, VIlleneuve sous Dammartin)
- 1 carrière remblayée par des déchets "dits inertes" Knauf St Soupplets.
 
Canton sur lequel 2 autres projets de décharges ISDI sont en cours d'instruction à la DDT 77 : Moussy le Neuf et Villeneuve sous Dammartin
 
Le projet dangereux est celui des  carrières de gypse à ciel ouvert Knauf sur la butte de la Goële, butte couverte par la forêt régionale qui possède des arbres plus que centenaires : Châtaigniers, Hêtres, Chênes...
Le conseil régional a fait abattre des arbres pour creuser une route forestière de près d'un kilomêtre qui est recouverte de grave (mélange de graviers et béton) fortement compacté, qui permet de faire circuler des engins et camions de tonnage important. (des panneaux avec le sigle du conseil régional indique : " des travaux d'abattage en cours ..et aménagement d'une route forestière)
 Cette route forestière, ressort sur un chemin goudronné qui débouche sur une départementale.
 
Une route forestière de cette importance est créée dans un but précis que nous ne connaissons pas...
Exploiter cette forêt ou favoriser l'exploitation de carrrière de gypse à ciel ouvert.... ?
 
Un inventaire entomologique a été réalisé dans cette forêt en 2004 :
"Le cortège entomologique mis en évidence sur l'ensemble de la Forêt Régionale de Montgé est très diversifié et particulièrement riche en termes d’insectes forestiers. La faune établie actuellement montre que cette forêt doit être considérée comme un élément majeur et relais entre les massifs forestier du nord de la région, les petits massif de l’est, les forêts péri-urbaines de Vaires-sur-Marne et plus près de la capitale des sites de Sevran et de Bondy. Par ailleurs la mise en contact de ces différents sites est primordiale pour permettre une mener à bien une conservation de la diversité entomologique en Ile-de-France ....."
 
L'association ADEB 77  a fait paraître un article sur son site, article qui résume parfaitement la situation http://www.adev77.org/crbst_17.html
 
Ce poumon vert, il n'est pas acceptable qu'on le détruise. Allez sur le site de l ADENCA
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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 21:12

Cliquez  :

https://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/pr%C3%A9fectures-du-93-77-pour-la-v%C3%A9rit%C3%A9-sur-la-radioactivit%C3%A9-et-les-pollutions-du-fort-de-vaujours?share_id=HJfAGnrDld

 

A quelques kilomètres de Paris, le long de la promenade de la Dhuis et sur les communes de Courtry, Coubron et Vaujours, trône le Fort de Vaujours.Cette ancienne fortification militaire a été utilisée de 1951 à 1997 par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) pour y développer les détonateurs des bombes atomiques de l'armée Française.
Pendant des années, le CEA a pratiqué sur le site des essais nucléaires dits sous-critiques (ou tirs “froids”). Ces tirs consistaient à l'explosion de bombes atomiques factices construites autour de sphères d'uranium 238. Ces tirs ont été réalisés à l'air libre aussi bien qu'en salles de tirs.

 



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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 23:05

L'Assemblée nationale a adopté le projet de loi définitif (revu par le Conseil constitutionnel) portant sur l'élection des futurs conseillers territoriaux à partir de 2014 et leur répartition par département. A cette occasion, le gouvernement a actualisé l'impact budgétaire pour les finances locales de la création de ces nouveaux élus, ramenés à 3.493 contre les 5.657 conseillers généraux et régionaux qu'ils vont remplacer. Leurs indemnités vont, selon l'estimation de l'Etat, coûter 134,3 millions d'euros par an.

Ce sont les finances des conseils régionaux, chargés par la loi de fixer et prendre en charge le régime indemnitaire de ces conseillers territoriaux, qui supporteront l'essentiel de la dépense : soit 118 millions d'euros. Les départements assureront le solde, soit 16 millions d'euros, puisque la loi prévoit que ceux-ci assurent seulement les majorations d'indemnités qu'ils attribuent à leurs exécutifs. Les conseillers territoriaux percevront une indemnité égale à celle des actuels conseillers régionaux (de 1.520 à 2.660 euros brut selon la taille des régions), majorée de 20 %. Les indemnités des présidents de département et de région (5.520 euros brut) sont, elles, inchangées tandis que, curieusement, celles des vice-présidents seront majorées de 20 % et celles des membres des commissions permanentes de 5 %.

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 21:42

Nombreux ont été choqués par les termes du bulletin municipal...

On nous annonce qu'une équipe de cambrioleurs...se sert dans nos maisons;

Mais ce n'est pas grave : c'est de la PETITE DELINQUANCE pour la mairie !!!!

DELINQUANCE

 

Témoignage d'une personne cambriolée (hors Compans) :

"Voilà, samedi nous sommes partis toute la journée. Et entre 17h et 19h, quelqu'un est rentré dans la maison, a fouillé dans les tiroirs, les sacs à mains, les armoires de la salle de bain, la garde robe: linges et sous-vêtements, vider mes sacs à mains sur le lit, a été même dans la cave. Mais le "visiteur" n'a rien volé et est reparti par la fenêtre de devant. Après discussion on me dit que c'est typique des gens qui recherchent que de l'argent liquide. Le voleur n'a rien pris (pas la télé, playstation, psp, pc portable, bijoux,...) même ce qui était facile à prendre. Il n'a rien dégradé, pas de casse.

Mais depuis, je prends des  calmants.. Je n'arrive pas à faire face. La journée ca va il fait clair mais une fois la nuit tombée, j'ai du mal. Mon mari est avec moi tout le temps. Tous est fermé la nuit et la soirée, portes fermées à clés, volets des fenetres et de la porte de derrière fermés, porte de la cave (qui donne ds la cuisine) fermée également à clé, porte de la cave (qui donne dehors dans le jardin) fermée à clé + verrou + bariquade. Mon mari et mon entourage me disent qu'il faut du temps que c'est normal mais j'ai peur de toujours rester dans cette angoisse. Je n'ai pas envie de déménager parce que je suis dans la rue de mon enfance où il ne s'est jamais rien passé.
On me dit qu'il ne reviendra pas, il a vu qu'il n'y avait rien donc il prendrait pas le risque de revenir. Et si il avait voulu volé qqchose il l'aurait pris directement.

J'ai tout pour me calmer et j'espère que le temps y fera qqchose...je vis dans la peur"

 

Visiblement, même si la dame n'a rien subit comme vol, elle en subit un grave traumatisme, imaginez si tout vous est pris... Mais superbe consolation, le traumatisme est dû à de la petite délinquance..(selon la commune)

 

Syllogisme communal : .

Si ce qui est calculé, ce qui est patiemment élaboré, ce qui donne lieu à des stratégies, à des collusions, des associations calculées... devient de la grande délinquance... on peut y mettre la prise illégale d'intérêts ?

Bah oui, ça choque moins, donc c'est de la grande délinquance, la petite délinquance choque... mais ce n'est pas grave !!!

Demandez donc à la municiplité la différence qu'elle fait entre petite déliquance, moyenne délinquance, grande délinquance ?

 

GRAND-GUIGNOL

Et puis alors, la phrase qui tue : "notre commune subit les foudres d'une petite équipe de cambrioleurs"... du n'importe quoi, la grandiloquence des "foudres"... "subir les foudres", c'est une expression qui signifie que l'on subit la colère de quelqu'un.

Compans serait donc victime de la colère des cambrioleurs ?

Bref, jamais bon, ni dans le fond, ni dans la forme...

 

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 23:10

Comme Compans.org vous l'avait dit, annoncé et répêté, le PLU a été retiré par le maire...lui même... en conseil municipal...bel aveu d'impuissance... Le PLU était illégal...? Pourquoi recule t il !!!!

ACTE 1
Qui mentait ? Qui avait raison ?

Bref, on voit d'ici la tête de ceux qui croyaient à ses promesses... Ceux qui avaient déjà choisi leurs emplacements... Crédules... Ceux qui voulaient faire la culbute... On pouffe devant tant de belles paroles... En fait, ce rebondissement, ce retournement est à l'image de son mandat... Du bla bla, de la dépense, des promesses, de l'incompétence en matière de gestion de projets... De la gabegie...

Trop compliqué, surement, de tenir ses engagements ?

ACTE 2
Ca va être de la faute de qui ?

Mais bien évidemment... De la préfête, et des mauvais companais... Jamais de sa faute... Bla bla...
Allez, qui va te croire, une nième fois...
Allez, fonce au porte à porte...rattrape le coup !

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 21:49

Encore un retournement...

Bien évidemment, le projet de crèche...

Allez...

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 14:00

Testez-vous avant les municipales : êtes-vous un bon Companais ?

1-Croyez-vous aux promesses personnelles du Maire?
A-oui bien sur, il est tellement sincère.
B-oui, il m'invite à toutes les fêtes
C-oui, il me donne des subventions pour mon association
D-oui, il me promet des logements
E-oui, il me promet un emploi à la mairie
F-je m'interroge quand même, s'il promet à tout le monde, c'est qu'il ne pourra pas tenir ses promesses.

2-Compans est-elle une commune bien gérée ?
A-oui, bien sur, le maire me le dit
B-oui, d'ailleurs je suis invité aux fêtes
C-oui, je suis de sa famille politique
D-oui, d'ailleurs j'ai de grosses subventions, donc je me tais
E-oui, j'ai peur de ne pas avoir mon logement
F-je m'interroge, nous sommes endettés, les dépenses sont exagérées.

3-Le maire fait-il des bons choix pour l'avenir de Compans ?
A-oui, bien sur, car je ne me pose pas de questions.
B-oui, l'avenir de Compans je m'en fout, c'est ce que je peux obtenir maintenant des avantages
C-oui, car je suis invité aux fêtes
D-oui, car il m'a tant promis
E-oui, car je suis de son parti
F-je m'interroge, les choix engagés vont durablement faire perdre les avantages de notre village

4-Le maire est-il à la hauteur des enjeux intercommunaux ?
A-oui, bien sur, car il suivra Mitry
B-oui, car il me l'a promis
C-oui, cela se voit tout de suite
D-oui, il a tant dépensé
E-oui, car il ne dit jamais ce qu'il pense vraiment
F-je m'interroge sur la crédibilité de ses actes, il a été condamné, il louvoie, il représente mal la commune.

RESULTAT
Vous avez un minimum de F, félicitations, vous êtes un bien bon COMPANAIS !

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 21:23

Excellent article de fond du Monde de Louis Imbert

http://www.lemonde.fr/municipales/article/2013/12/02/municipales-a-mitry-mory-on-parle-beaucoup-du-fn-en-attendant-le-candidat_3522308_1828682.html


Toute la semaine, Le Monde.fr retrace une partie du « Tour de France des oubliés » de Marine Le Pen. La présidente du Front national sillonne, depuis un an, des zones rurales très isolées ou proches de grandes villes, dans lesquelles son parti connaît des résultats en forte hausse à chaque élection et espère faire une percée aux municipales en mars. Première étape : la Seine-et-Marne.

A Mitry-Mory, commune de 18 000 habitants blottie dans les champs de Seine-et-Marne sous l’aéroport de Roissy, le Front national (FN) nourrit certains espoirs pour les municipales, en mars prochain.
La mairie « n’est pas encore prenable », reconnaît le candidat local du FN, Adrien Desport, 24 ans. Elle est tenue par le Parti communiste depuis 1925, avec une interruption de 1939 à 1945. C’est une histoire que l’on ne balaie pas aisément. Mais le FN obtient de bons résultats à Mitry : Marine Le Pen y a obtenu 22,41 % des voix au premier tour de la présidentielle en 2012, contre 17,9 % sur l’ensemble de la France.

Aux dernières législatives, Georges Martin, un candidat FN et membre du SIEL (Souveraineté, indépendance et libertés), un micro-parti souverainiste dirigé par Paul-Marie Coûteaux, a obtenu 20,53 % des voix. Personne en ville ne semble aujourd’hui se souvenir de son nom, ni de l’avoir vu faire campagne.

Adrien Desport se dit certain d’être élu au conseil municipal. Il souhaite s’y former à l’opposition active et aux arcanes de la gestion municipale. Le jeune homme, cadre dans l’hôtellerie à Roissy, nous a donné rendez-vous sur la zone aéroportuaire. Il explique que le restaurant où il a ses habitudes à Mitry n’ouvre pas avant 19 heures, et qu’il n’est « pas le bienvenu » dans les bars du centre-bourg qui sont « tous communistes ».

Alors que ses rivaux de l’UMP et de l’UDI ont commencé à faire du porte-à-porte, Desport ne fait pas encore campagne. Il passe de maison de sympathisants en appartement d’amis de sympathisants, discrètement, la nuit après le travail, pour recruter ses colistiers. Il affirme avoir déjà rassemblé 33 noms, « à [sa] grande surprise ». Jusqu’en octobre, il était persuadé d’échouer. Cependant, il tient ces noms secrets : trois de ses colistiers se sont fait connaître un peu trop tôt en ville, dit-il, et ont fini, sous pression, par renoncer. On n’en rencontrera pas un. Adrien Desport paraît bien seul, mais ses idées font du chemin.

« LES GENS CRAIGNENT D’ÊTRE AVALÉS PAR LE 93 »

En mai dernier, Marine Le Pen avait proposé, à quelques kilomètres de là, à Rozay-en-Brie, « la destruction des cités », qu’elle souhaitait remplacer par des habitations « traditionnelles ». Elle était venue dans le cadre de son « Tour de France des oubliés ». Depuis un an, la patronne du FN sillonne des régions rurales où la ville s’étend, où de nouveaux habitants s’installent comme en banlieue-dortoir, où l’on craint la violence des grandes agglomérations. Elle y rassemble des voix de plus en plus nombreuses.

A Mitry-Mory, on nomme ces champs que la ville avale peu à peu « la plaine » : c’est une large bande de cultures céréalières qui coupe Mitry en deux, autour de l’autoroute francilienne et des rails du RER B, dont le dernier arrêt est à Mitry, pas loin d’une ancienne cité pavillonnaire pour cheminots et des deux dernières fermes de la ville. Au nord, la nuit, on voit briller au bout des champs noirs le terminal 2 de Roissy. Le jour, on voit les avions décoller, très bas dans l’enfilade des rues du bourg.

Si l’on pousse un peu plus à l’est, l’idée de la banlieue dangereuse chère à Adrien Desport se précise sur un carrefour de Mitry-le-Neuf, situé entre la gare de Villeparisis, un parking et un ensemble pavillonnaire où l’UMP chasse les voix des abstentionnistes. Des jeunes se rassemblent autour de la gare, « les habitants se plaignent : ils ont peur d’y passer le soir », dit-on à la mairie.

Vers le nord-est, l’avenue Pablo-Neruda mène à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis). Les émeutes, qui y ont éclaté en juin 2009, ont laissé un souvenir vivace dans la paisible Mitry-Mory. Pas bien loin, à Sevran, en 2011, le maire Europe Ecologie-les Verts, Stéphane Gatignon, avait demandé le déploiement de l’armée après un règlement de comptes. Vu de Mitry, cela semblait irréel. « Les gens craignent d’être avalés par le 93 », dit Philippe Laloue, candidat UMP aux municipales.

L’an dernier, le commissariat de la police nationale à Mitry, situé à quelques rues de là, a fermé. Les forces de l’ordre ont rejoint celles de Villeparisis dans leurs locaux. La distance n’est pas considérable, et la perte d’efficacité de la police à Mitry reste à prouver. Mais l’effet psychologique est réel. « C’était nos policiers à nous. On voyait leurs voitures garées dans la rue, on les croisait. Maintenant il n’y a plus personne », regrette Vincent, la trentaine, artisan.

Si une liste se présente, Vincent est aujourd’hui prêt à voter FN aux municipales, quelle qu’en soit la tête. Adrien Desport, il ne l’a « jamais croisé », mais il a vu récemment un copain distribuer des questionnaires pour le FN, dans une brocante voisine. Vincent demande que l’on n’écrive pas son nom, « parce que [sa] mère a travaillé longtemps à la mairie », et qu’il ne veut pas faire de peine (les prénoms de certains témoins ont été modifiés).

Le jeune homme a grandi ici. Il a joué dans les forêts des alentours avec ses camarades de collège après les classes. Il a vu les champs de Mitry-le-Neuf grignotés par la ville, « des gens du 93 » s’installer à la recherche d’une atmosphère « plus calme » et campagnarde.

Jeune, il avait trouvé une place de chauffeur de maître « par piston » : un travail « parfait » qu’il a quitté parce qu’il « ne voulait pas faire le standard » près du téléphone entre deux courses. Il le regrette mais, depuis, il a toujours travaillé et n'a « jamais rien demandé à personne ». Seulement voilà : il a connu récemment un divorce douloureux. Il aimerait que la mairie l’aide à trouver un F2 pour quitter le pavillon où il vivait avec sa femme. « Mais ça, c’est pour les autres. Ils m’ont dit que je gagnais plus ou moins trop », dit-il.

« ILS RESTENT À LA MAISON JUSQU’À QUEL ÂGE DE NOS JOURS ? 30 ANS ? »

« Pour les autres », ces mots-là reviennent aussi dans la conversation de Sandrine, 45 ans, et Jeanne, 29 ans, deux mamans qui patientent dans le premier grand froid de l’automne sur un muret de l’école de Mitry-Bourg, sous les marronniers de la place de l’église. Elles aussi songent à voter FN. Elles aussi ont de la famille à la mairie, qui est à un jet de pierre de l’autre côté de la place, et aimeraient qu’on ne cite pas leur nom.

Sandrine a quitté un HLM parce qu’elle « n’arrivait plus à dormir ». A cause de quelques jeunes qui traînaient sous ses fenêtres du premier étage. Elle a acheté une maison avec son mari, où elle vit avec trois enfants, dont l’aîné a 22 ans et travaille à mi-temps. « Ils restent à la maison jusqu’à quel âge de nos jours ? 30 ans ? », demande-t-elle.

Aujourd’hui, elle n’arrive plus à payer les traites. « Ils refusent de me redonner un HLM, parce que je suis propriétaire. » Elle a mis sa maison en vente l’an dernier, « mais personne n’achète ». Il y a quelques mois, elle a demandé à la mairie une aide d’urgence, pour payer quelques factures et faire des courses. « Je n’y croyais pas, mais ils me l’ont donnée. Ils ont quand même précisé que c’était pas tous les mois et qu’il ne faudrait pas revenir. »

Ceux qui « y ont droit » tous les mois, selon Sandrine, ne forment pas un groupe très clair. Ce sont peut-être ceux qui ne sont pas nés à Mitry, comme elle, sa mère et sa grand-mère. Ceux qui sont plus pauvres qu’elle ou qui ne sont pas blancs. Elle cite les gens du voyage qui ont installé 300 caravanes deux étés de suite sur le terrain de foot du centre-ville. Et la famille élargie qui vit depuis un an sur un terrain en bordure d’une petite zone d’activités, dans une vingtaine de caravanes. Ils sont engagés dans un processus de sédentarisation avec l’aide de la mairie, de l’Etat et de la région.

« ON NOUS MET DEHORS »

Sandrine a des mots durs pour eux, mais elle n’est ni « raciste » ni « méchante ». Elle se dit partisane d’Europe-Ecologie-les Verts, des champs, de la nature. « Je voudrais un monde idéal, moi ! L’écologie. Du travail. » Mais à force de galérer, elle a l’impression « qu’on nous met dehors ».

Le maire, Corinne Dupont, en poste depuis 2005, rappelle avoir dépensé l’an dernier 96 000 euros en aides d’urgence aux familles, tout en maintenant les finances saines : « 750 000 euros d’intérêts remboursés aux banques, et on n’a pas augmenté les impôts depuis 1997. »

La zone industrielle mitoyenne, où deux usines à haut risque chimique fournissent du carburant à Roissy, apporte depuis les années 1970 d’importantes taxes locales. La mairie emploie 700 agents municipaux, dont 500 titulaires.

Jeanne en est convaincue, « la mairie ne fait rien pour nos enfants ». On presse un peu, on refait la liste des équipements. Une autre maman s’invite dans la conversation, alors que le grondement des cartables à roulettes commence à envahir la place. Elle rappelle que son fils fait, lui, du football, du solfège et du violon dans les bâtiments municipaux. Mais Jeanne n’a pas de voiture, et le terrain de foot est trop loin. « Il y a des bus », dit la maman. C’est vrai : pour assurer la cohésion de la ville à travers « la plaine », la mairie dépense 650 000 euros par an dans les transports. Jeanne opine derechef. Mais il n’y a rien à faire. « On survit à peine pendant que d’autres se les roulent », et madame le maire finira par payer cela de son mandat, Jeanne l’assure.

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